Assemblée Générale 2014 - Lycée Jean-Baptiste Corot de DOUAI

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Assemblée Générale 2014

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Compte rendu de l’Assemblée Générale 2014

Je me souviens…


A l'Assemblée générale 2014, parodiant Georges Pérec, le rapport moral de la présidente égrène les souvenirs d'une lycéenne dans les années 60.


Je me souviens, il n'y avait pas école le jeudi.
Je me souviens des messieurs en robe à la distribution des prix.
Je me souviens de la courette.
Je me souviens du chignon gris de Mlle Rabany.

Je me souviens des stylos à encre rechargeables avec pompe sur le côté et des bouteilles d'encre que les prévoyantes transportaient dans leur cartable provoquant parfois des catastrophes.
Je me souviens de la peine de Mlle Bensaïd le jour de la mort d'Albert Camus en 1960.

Je me souviens du cours de dessin de Mlle Grard auquel nous arrivions toujours en retard.
Je me souviens des visites médicales, quand il fallait se déshabiller à 2 dans une cabine d'1m².
Je me souviens du jour où un fil de ma socquette en nylon s'est pris dans le pédalier de mon vélo. J'avais un pied et un bracelet autour de la cheville, j'ai gardé les 2 pièces toute la matinée, les copines riaient mais il était interdit de venir pieds nus au lycée, j'ai dû attendre la sortie de midi pour retirer ce qu'il me restait de socquettes.
Je me souviens des bas de fil gris de Mlle Rabany.

Je me souviens de " Madame " bras croisés et manteau sur les épaules en haut de l'escalier " en caoutchouc ".
Je me souviens des vestiaires fermés à clé le long des couloirs.
Je me souviens de Mlle Boulesteix qui nous fit découvrir les écrivains contemporains ; nous connaissions Montaigne, Molière, Balzac etc. mais Camus, Aragon ou Prévert étaient pour nous de parfaits inconnus.

Je me souviens des protège-cahiers et des buvards publicitaires.
Je me souviens des jupes informes grises ou noires de Mlle Rabany.
Je me souviens de Mme Tison, enceinte que nous surprotégions.
Je me souviens des passages trimestriels dans le bureau de Madame qui trônait derrière son immense bureau tandis que " la censeur " lui tendait les carnets assise modestement devant une allonge.

Je me souviens de Mlle Devaux qui m'interrogea un matin alors que la veille au soir je l'avais croisée dans les couloirs de l'hippodrome où se produisait Jacques Brel. J'aimais Brel, j'aimais l'histoire et j'aimais Mlle Devaux, je savais parfaitement ma leçon. Mlle Devaux me dit : " C'est bien Réjane, vous avez bien appris votre leçon, il est bien Jacques Brel n'est ce pas ! "

Je me souviens du jour où j'ai avalé de l'acide chlorhydrique en TP de chimie et de l'affolement de Mlle Lemaire ; elle me fit cracher et rincer d'innombrables fois la bouche. L'acide devait être très vieux ou très dilué, je n'ai pas eu le moindre symptôme…

Réjane Breux, présidente de l'AAE Corot

 
 


 


 



 
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